Aller vers

« L’« aller‑vers » consiste à aller à la rencontre de personnes qui ne formulent aucune demande ou ne s’adressent pas aux dispositifs adaptés, en allant sur leur lieu de vie ou de prise en charge.

Cette démarche est essentielle pour les publics en situation de précarité, qui cumulent de nombreuses problématiques, constituant autant de barrières pour leur accès aux droits et aux soins : méconnaissance des démarches à entreprendre, difficultés à identifier les acteurs à contacter, déficit d’offres de services sur le territoire, barrières linguistiques ou culturelles, incapacité de se déplacer pour se rendre sur les lieux de services ou de soins ou dans l’amplitude horaire d’ouverture, renoncements aux soins ou aux droits malgré un état de santé généralement dégradé, etc. »1 à quoi on peut ajouter le manque d’estime de soi et la crainte de la stigmatisation.

« C’est une démarche par laquelle les travailleurs sociaux et les intervenants sociaux sont conduits à sortir physiquement de leur structure pour aller à la rencontre des populations isolées ou ayant « décroché » afin de rétablir un lien et l’accès aux aides et au droit commun, en se tournant vers leurs lieux de vie.

L’« aller‑vers » a donc deux dimensions principales : une mobilité hors les murs vers les milieux de vie, et une posture relationnelle d’ouverture vers la personne alors qu’elle renonce à être aidée. »2

Jeantet Marine1, Avenel Cyprien2. In : « Aller-vers » pour promouvoir la santé des populations. Le dossier de La Santé en action n° 458, décembre 2021. En ligne : https://www.santepubliquefrance.fr/docs/la-sante-en-action-decembre-2021-n-458-aller-vers-pour-promouvoir-la-sante-des-populations