Publié le 03 octobre 2023

Mise à jour le 13 novembre 2023

Inclure le renforcement des CPS lors du contrat d’engagement jeune

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Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Public
Jeune adulte
Milieu de vie
Éducatif
Travail
Thématique
Santé mentale
Type de ressource
Les programmes et actions
Porteur
Mission locale Clermont Métropole et Volcans
Nous aimons cette action :
L’attention et la qualité portées à la posture des adultes encadrant, à la fois dans l’animation des ateliers auprès des jeunes que dans leur ajustement aux rythmes des jeunes.

Présentation

Contexte

Cette action est extraite du document de capitalisation BIPP CPS, démarche “Bonnes idées et pratiques prometteuses” sur le développement des CPS, Émergence, 2021″ (https://ireps-ara.org/portail/portail.asp?idz=1748).

Le projet a été élaboré, en 2013 lors de la mise en place du dispositif “Garantie Jeunes”, dispositif expérimental confié par le gouvernement aux missions locales. Il est devenu en 2022 le CEJ : contrat d’engagement jeune.

En 2013, une mallette générale du dispositif a été proposée aux différentes missions locales qui ont pu s’approprier cet outil d’accompagnement des jeunes vers l’autonomie et l’emploi. Il s’agit d’une
approche qui permet un suivi collectif et intensif des jeunes. Cela complète les entretiens individuels proposés auparavant par les missions locales. Cette approche permet davantage d’interactions ainsi que le développement des compétences sociales et relationnelles des jeunes.

Les jeunes ciblés par le projet sont les jeunes âgés de 16 à 25 ans qui ne sont ni à l’école, ni en emploi, ni en formation.

Objectif

Amener les jeunes en situation de grande précarité vers l’autonomie grâce à un parcours dynamique d’accompagnement global social et professionnel.

Financement :

Contrat d’engagement jeune

Les Compétences Psycho Sociales

La mission locale de Clermont-Ferrand était une des structures pilotes pour travail autour des dispositifs Garantie jeune en 2013. Elle a été formée par AMILAURA (L’Association régionale des Missions Locales d’Auvergne Rhône-Alpes) pour la mise en œuvre des mallettes outils destinées à l’accompagnement des jeunes en collectifs. Puis elle a testé et ajusté ce dispositif avant de former à son tour d’autres membres de son équipe. C’est lors d’une formation avec l’association addiction France et de participation au dispositif de capitation proposé par l’IREPS ARA que les porteurs de l’action se rendre compte qu’ils utilisent le renforcement des CPS.

Dans ce projet, les CPS sont un outil au service d’un projet plus global ; l’autonomie des jeunes.

Les CPS visées

o Compétences cognitives : avoir conscience de soi, prendre des décisions constructives.
o Compétences sociales : communiquer de façon constructive, développer des relations constructives,
résoudre des difficultés.

Les activités structurées

Pour chaque jeune qui intègre le dispositif, la mission locale propose un accompagnement d’un an avec des entretiens individuels, 6 semaines en collectif, la possibilité de stage en entreprise.

Les ateliers collectifs spécifiquement dédiés aux CPS ont lieu au fil des 6 semaines de collectifs :

  • Création d’un blason collectif, pour favoriser l’identité et la cohésion du groupe.
  • Raisonnement logique, pour développer la résolution de problèmes et la prise de décision.
  • Communication, pour travailler la capacité à s’exprimer et être habile dans les relations interpersonnelles.
  • Égalité filles/garçons, pour développer la conscience de soi et l’empathie pour les autres.
  • Présentation d’une expérience positive pour entamer le processus de confiance en soi qui sera suivi sur le reste de l’accompagnement.

Durée du projet :

L’accompagnement des jeunes dure un an. Ce projet est réalisé chaque année depuis 2013.

Posture éducative

✓ Des entretiens individuels sont réalisés avec chaque jeune pour expliquer le parcours, le cadre et l’engagement à respecter. A cette occasion-là les professionnels sont vigilants à être clairs et rassurants. Ils précisent que le parcours peut être suspendu si nécessaire et qu’il sera possible d’aller au rythme et selon les besoins du jeune.

✓ Lors de chaque atelier et au fil du parcours, les professionnels s’assurent que tous les jeunes aient le même niveau d’information, afin de ne pas créer de malentendus lorsqu’ils échangent entre eux.

✓ Au cours des ateliers, les professionnels garantissent un cadre bienveillant et suffisamment sécurisant pour faciliter la participation de tous. Ils veillent à la qualité de l’écoute et à une bonne répartition de la parole.

✓ Il est nécessaire de donner du sens à chaque activité (même celle utilisant des support ludique), sens en lien avec les objectif du parcours. Il est également nécessaire de s’assurer que ce sens soit bien compris des jeunes.

✓ Lors des ateliers, les professionnels proposent des animations qui donnent aux jeunes la possibilité de mettre en avant leurs qualités, leurs compétences, pour permettre à chacun de prendre confiance et restaurer un rapport à soi positif.

✓ L’accompagnement quotidien de chaque jeune vise à le soutenir en fonction de ses besoins. Cela s’incarne par de l’attention à chacun d’eux, de l’écoute sur leurs propres sujets et préoccupations spécifiques. Et lorsque c’est nécessaire par un relais vers des partenaires. C’est avoir une oreille attentive à leurs soucis quels qu’ils soient

✓ Il est important que les adultes encadrants, acceptent de donner le temps à chacun de trouver sa place au sein du groupe. Cela implique de trouver le juste équilibre entre exigence et souplesse – en particulier au début du parcours.

Pratiques informelles

✓ Pour assurer la cohérence du parcours du jeune, c’est le même conseiller qui le suit du début à la fin du projet. Cela facilite la confiance, les échanges et les demandes d’aides.

✓ La cohésion entre les participants est aussi visée, pour cela il est utile de créer une identité de groupe. Cela passe par l’animation des ateliers mais aussi avec l’organisation et surtout le vécu d’autres temps collectifs.

✓ Ces actions collectives favorisent l’interconnaissance et la communication entre jeunes. Les conseillers organisent avec les jeunes des temps conviviaux, des sorties. Ils les aident à bâtir des outils pour garder les liens, si les jeunes ont besoin de cette aide.

✓ Le projet soutient le jeune en tant que citoyen dans une localité. Pour cela les jeunes sont encouragés à participer aux propositions locales de la ville : par exemple aller aux évènements culturels,  découvrir et utiliser les services de la ville. Ces activités sont suivies de discussions et débriefings avec eux sur ces activités; ce qu’ils ont appris, aimé, les questions que cela pose… le but est de les aider à se sentir partie prenante de leur environnement social, mais aussi à repérer des engagements citoyens possibles et des dispositifs accessibles.

Le programme au regard de la promotion de la santé

Les jeunes en situation de grande précarité ont souvent une méfiance vis-à-vis des adultes, des institutions ou de la société en général. Cela s’accompagne d’une perte d’estime de soi et de confiance en soi. L’enjeu central du parcours consiste à favoriser la qualité des relations interpersonnelles entre pairs et avec les adultes encadrants et permettre à chacun la prise de conscience de ses qualités afin de restaurer le rapport à soi.

La Mission locale de Clermont-Ferrand envisage le jeune dans sa globalité. Elle travaille pour cela avec différents partenaires. Elle a structuré ses offres de services et ces espaces pour accompagner le jeune vers l’autonomie dans toutes les dimensions de sa vie selon ses besoins, surtout si le jeune est isolé.

Ainsi le programme s’intègre à d’autres dispositions qui offrent un environnement global soutenant :

Faciliter ses démarches et sa relation avec les conseillers :

  • Mise à disposition d’espaces informatiques, de documentations libres pour faciliter ses démarches.
  • Mise en place de permanence dans les communes et quartiers prioritaires de la ville pour se rapprocher et faciliter son déplacement.
  • Prêts d’ordinateurs portables

Soutenir les relations et l’entraide :

  • Construction collective d’une « Give boxe », espace où les jeunes peuvent donner ou prendre librement des objets.
  • Possibilité de déjeuner sur place.

Besoins premiers :

  • Kits d’hygiène, kits précarité menstruelle et partenariat avec le planning familial,
  • Carte économique pour accéder à des laveries,
  • Premier dépannage de nourriture si jeunes dans le besoin,
  • Partenariat avec magasin pour achat de linge de maison quand accès à un 1er appartement.

 

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